Hegel : la violence comme injustice Dans Les principes de la philosophie du droit, Hegel explique qu’imposer par la force un sacrifice ou une action à quelqu’un c’est exercer une violence. On peut contraindre quelqu’un physiquement. Par contre, aucune volonté réellement libre ne peut être contrainte. Seule une volonté qui omet de se retirer de l’extériorité peut être contrainte. Violence et contrainte, comme expressions d’une volonté qui supprime l’expression d’une autre volonté, sont injustes.
Hegel : l’injustice Dans les Principes de la philosophie du Droit, Hegel définit l’injustice comme opposition du droit en soi et de la volonté particulière. Si le droit en soi devient un droit particulier par le fait de la volonté particulière, il y a injustice. Le Droit devenu particulier est diversité infinie par opposition à la simplicité de l’universalité. Il est infinité de cas, par exemple dommage involontaire ou civil, imposture et crime. La prise de possession individuelle est un exemple de dommage civil. Elle peut engendrer des collisions juridiques, car plusieurs personnes, d’après leurs titres de droit, peuvent considérer une chose comme leur propriété. Pour les parties, le droit en soi doit être représentation et exigence. Mais si elles ne sont pas capables de se libérer de l’immédiateté de leur intérêt, il y a conflit. L’imposture, c’est le droit en soi réduit, par la volonté particulière, à une simple apparence. Le droit en soi est pure exigence, au sens de devoir-être, mais aussi au sens d’un essentiel porté par la simple subjectivité. De ce fait, il devient inessentiel et uniquement apparent. C’est l’imposture. Le crime est une contrainte exercée avec violence. Dans le crime, on lèse l’existence de la liberté dans son sens concret. On lèse le droit comme tel. Lors d’un crime, la capacité juridique est niée, et cela sans la médiation de l’opinion de celui qui subit le crime. On entre alors dans la sphère du droit pénal, car le droit a été violé.