Spinoza : l’idée de substance une, infiniment infinie, exclut totalement la notion de création

Pour Spinoza, il n’y a pas de substance créatrice à partir de rien. Puisqu’il n’y a pas de néant, il n’y a pas de degrés d’être ou de perfection. Il n’y a pas de commencement qui se rapporterait à une ligne de temps. Il n’y a pas de miracle, pas de transcendance, pas de finalité. Spinoza refuse l’anthropomorphisme, lequel est le centre de la superstition et des passions tristes.

La perfection est la puissance, c’est-à-dire l’essence en acte d’une chose singulière.

Spinoza : l’idée de substance infiniment infinie exclut totalement la notion de création

Spinoza : l’infiniment infini n’est pas transcendant

Pour Spinoza, l’infiniment infini, l’absolu, Dieu n’est pas transcendant, ni à l’ordre des choses existantes, ni à l’homme. Il n’est pas ce qui soutient les choses. C’est une totalité infinie, c’est-à-dire que rien n’est en dehors.

La substance, Dieu, est cette totalité immanente. Rien n’est ni n’est concevable en dehors de la substance. Il n’y a qu’une seule substance infiniment infinie. Elle comporte des attributs en une infinité de modes. C’est une seule substance infiniment infinie, Dieu, la nature.

La substance comprend tout. Tout est compris dans la substance. Mais il ne s’agit pas d’un panthéisme car Spinoza ne prétend pas passer directement l’infinité infinie à chaque chose particulière.  

Spinoza : l’infiniment infini n’est pas transcendant