L’infini : notion négative ou positive ? Pour les Grecs, l’infini conduisait à des paradoxes : les paradoxes de Zénon. La notion avait une connotation négative, péjorative, à part peut-être pour les Épicuriens. Deux révolutions vont tout changer et vont apporter à cette notion des aspects positifs. La première de ces révolutions est religieuse : c’est celle qui marque la fin des religions antiques et donc la fin de la sagesse philosophique grecque pour laquelle il fallait vivre dans le monde qui nous entoure dans le respect des données universelles qu’ont léguées les dieux. Cette révolution réside dans le passage aux cultures judaïques (avec une conciliation entre le message divin et la sagesse grecque, une dualité entre un Dieu parfait et supérieur à toute qualification humaine et un monde fini et imparfait, livré au mal) et chrétiennes (une pensée autonome face à la pensée grecque, une religion exclusivement liée à l’existence d’un divin unique, créateur du monde, tout puissant sur l’humanité). La deuxième de ces révolutions est scientifique. Jusqu’à la fin du XVIe, début du XVIIe siècle, c’est la pensée d’Aristote qui domine. Les découvertes de Galilée vont bouleverser les conceptions en place. Rappelons qu’Aristote est un philosophe grec né en 380 avant JC. Il fonde sa conception du monde sur des études approfondies du mouvement : la Terre se trouve au centre d’un monde clos, le cosmos. C’est un monde ordonné, découlant d’un système élaboré qui permet d’expliquer les phénomènes observés. Galilée, à la fin du XVIe siècle, met en place une vérité scientifique démontrable et vérifiable : la Terre et les autres planètes tournent sur elles-mêmes et autour du Soleil. Le système solaire n’est qu’une infime partie de l’Univers. Ces révélations scientifiques apportent aux philosophes de nouveaux éléments de référence : la notion d’infini prend une dimension différente. À l’espace fini du monde aristotélicien fait place un espace infini, vide. J’aime ça :J’aime Chargement… Publié par philojetaime Voir tous les articles par philojetaime