Lucrèce écarte toute conception finaliste du monde et admet la possibilité de l’infini comme réalité positive

Le monde connu est une possibilité de la rencontre des atomes. Il y en a une infinité. Toutes les pertes sont compensées par la création à l’infini. Il y a un infini dans le temps et dans la quantité de matière. La seule limite c’est la forme des atomes. Ceux-ci n’existent que dans une variété finie.

L’univers infini n’est pas totalisable. Il ne peut être assemblé en un tout cohérent. Et pourtant, Lucrèce considère que cet univers, qui n’a ni limite ni mesure, est une réalité positive. Il s’étend dans toutes les directions, quel que soit le point où l’on se place.

L’infini est premier et positif. Il est la cause du monde et la possibilité de l’ordre et de son maintien.

Lucrèce montre que la notion de centre est incompatible avec la notion d’infini. Alors que la pensée antique était anthropocentrique, Lucrèce et Épicure ne placent plus l’homme au centre du monde.

Lucrèce écarte toute conception finaliste du monde

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